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Le 2 octobre nous avons passé le communiqué d'informations ci-dessous aux médias locaux

Audience Cour d’Appel de Bordeaux

4 octobre 2012 14 h 00

Information à tous les médias

A quelques jours de la manifestation nationale de notre association ANDEVA à Paris le 13 octobre prochain et, après le colloque mondial « pour un monde sans amiante » qui aura lieu le 12 octobre au SENAT (palais du Luxembourg), dont nous vous avons précédemment informés :

-       2 adhérents de l’association de Bergerac  du  C.E.R.A.D.E.R 24

-       4 adhérents de l’association de Bordeaux ALLO AMIANTE, sont appelés devant la Cour d’appel de Bordeaux.

Les 6 victimes ont pour point commun d’avoir travaillé de nombreuses années au contact de l’amiante, comme bien d’autres sans  protection. La courte énumération qui suit démontre, si cela était encore nécessaire, que le poison n’a épargné aucun secteur ;

Adhérents du Dérader 24   

-       Christian MAUMIN, a du lutter avec opiniâtreté contre la société ARCELOR. Il a fallu 2 passages devant le CRRMP pour confirmer le caractère  professionnel de sa maladie. Cela n a pas empêché la direction de ce groupe d’aller en cassation, après un 2ème jugement qui avait pourtant confirmé la décision de première instance. C’est ainsi que la victime se retrouve devant la Cour d’appel. Ceci malgré qu’ARCELOR ait été condamnée à maintes reprises pour les mêmes expositions de ses salariés

-       Joseph DI BENEBETTO, lui travaillait dans une entreprise de chantiers navals comme calorifugeur. Cette seule évocation suffit à prouver son contact permanent avec l’amiante, sous les formes les plus diverses

Adhérents Allo Amiante

-       Jean Paul BIRABEAU – Jacques GUINOT - Jean Pierre BORDAS, trois cheminots, deux d’entre eux sont « passés » par les ateliers du matériel de Bordeaux  responsables de plusieurs centaines de victimes et de 57 décès. Le 3ème se voit dans l’obligation de réclamer sont dû après une erreur matérielle lors du traitement de son indemnisation,

-       Enfin Gilbert BONNAMY, a passé sa carrière chez PONTICELLI que l’on ne présente plus. Classé sur la liste des établissements à risque amiante, cette société trouve le moyen de contester l’exposition de ses salariés ou ex salariés. .

ALCELOR, les Chantiers navals, le BTP, la SNCF, PONTICELLI et combien d’autres qu’il faut sans cesse attaquer pour simplement obtenir une réparation décente.

Les victimes de l’amiante réclament simplement justice, mais lorsque dans le même temps ! :

-       On leur réclame comme ce fût le cas à Douai, de rembourser des indemnités perçues en toutes légalités,

-       Elles apprennent que la juge Bertella GEFFROY, en charge du dossier amiante au pôle de santé publique, crie avec force  « si l’on me donne 2 magistrats, 2 enquêteurs judiciaires, …/…

-       2 assistants de justice et un médecin, l’instruction des procédures devant le pénal pourrait être terminée dans un an. Cela ne semble pas rentrer dans les priorités des pouvoirs publics !  Nous attendons depuis plus de 15 ans, un procès devant le pénal . . ..      

-       Elles apprennent que l’un des défenseurs du CERADER 24, l’avocat Me TEISSONNIERE est mis en examen pour diffamation pour avoir « osé » comparer ETERNIT France à ETERNBIT Italie condamné pour empoisonnement. . .

Devant ces quelques exemples, les victimes de l’amiante et leur famille sont révoltées. Elles  ne comprennent pas d’une part ce traitement quelles pensent injuste et, d’autre part l’impression de ce procès de l’amiante à l’envers. Qui voit, les défenseurs mis en examen et les vrais coupables, les responsables passer entre les mailles.

Come ils le font régulièrement avec force, les adhérents du CERADER 24 se déplaceront en nombre pour soutenir et accompagner leurs camarades et amis appelés à s’expliquer une nouvelle fois sur une faute dont ils sont les victimes.

Nous remercions le journal Sud Ouest de son article ci-joint

SUD-OUEST

05/10/2012

Par Florence Moreau

Gironde : des victimes de l'amiante en cour d'appel

Un comité de soutien des victimes de l'amiante était venu épauler les six hommes.

Les dossiers se succèdent, s'amoncellent sur le bureau du président de la chambre sociale de la cour d'appel de Bordeaux. À la chaîne. Mais entre les lignes de chaque chemise cartonnée rose, des noms, des histoires, des souffrances liées au « cancer de l'amiante ». Des deuils aussi parfois. Faits ou à faire.

Hier, les cas de deux adhérents du Cerader 24 (Collectif élimination rapide de l'amiante défense des exposés aux risques) et de quatre membres d'Allo Amiante 33 étaient évoqués. Devant un comité de soutien d'une cinquantaine de personnes venues épauler les six hommes.

L'union fait la force

« Si personne ne vient, on oubliera les victimes de l'amiante alors qu'il y en a de plus en plus », plaide Fernando Gonzalez, d'Allo Amiante. Alors l'union fait la force. « Monter un dossier, c'est le parcours du combattant », explique Daniel Poumeyrol, vice-président du Cerader 24, lui-même touché par une maladie professionnelle en lien avec ce matériau.

« De soi-même on ne peut pas, c'est trop compliqué. Alors l'association met son habitude de cette procédure au service des adhérents. » Les deux associations appellent d'ailleurs de leurs vœux « un procès pénal de l'amiante en France ». En attendant, des procès civils se déroulent tous les mois. « Un vrai roulement », commente Daniel Poumeyrol dans un soupir. « Cela prend du temps. En plus, des gens sont malades et ne le savent pas encore. »

« Certains patrons devraient être condamnés pour procédures abusives », gronde un adhérent du Cerader 24. Christian Maumin a passé cinq ans - son dossier est allé jusqu'en cassation et était de nouveau examiné hier - pour voir reconnu et confirmé le caractère professionnel de sa maladie contractée alors qu'il travaillait chez Arcelor. Joseph Di Benedetto travaillait quant à lui dans une entreprise de chantiers navals. « Comme calorifugeur », révèle Daniel Poumeyrol. « C'est dire s'il a été exposé à l'amiante ! »

Trois cheminots membres d'Allo Amiante, Jean-Paul Birabeau, Jacques Guinot et Jean-Pierre Bordas, ainsi qu'un ancien de Ponticelli, Gilbert Bonamy, font aussi valoir leurs droits à indemnités par le biais de leurs conseils.

Arrêt fin novembre

Dans la salle d'audience surchauffée, les plaidoiries sont concises, résument les conclusions techniques des épais dossiers. Les mots sont durs, la réalité crue. L'auditoire, qui par moments se sent de trop tant certaines choses relèvent de l'intime, entend et partage alors la déchéance, l'aggravation d'un état de santé, le « retentissement fonctionnel », la souffrance du vivant, les examens médicaux nombreux et douloureux, les effets secondaires, le « vécu psychologique difficile à cause de l'issue certaine de cette pathologie pulmonaire », l'anxiété de savoir qu'un jour ou l'autre peut-être, une maladie se déclarera.

Tous n'ont pas pu faire le déplacement. Certains sont en effet trop faibles. Mais Me Camille Lasoudris, l'avocate des victimes de Dordogne pourtant en retard à l'audience, porte leur parole.

La contestation porte généralement sur le montant des sommes allouées. « On nous accuse de venir battre monnaie, on nous traite comme des voleurs de la Sécu alors qu'on veut juste que soient reconnues notre maladie professionnelle et la faute inexcusable de l'entreprise », argumente Daniel Poumeyrol. « Nous avons travaillé des années sans protection pour des boîtes qui ont ignoré la législation. C'est triste et honteux. Certains d'entre nous sont très gravement malades, avec de grosses invalidités ».

Certains, à force de devoir justifier de leur préjudice, se sentent davantage accusés que victimes. La cour s'est donnée le temps de la réflexion et rendra son arrêt fin novembre.

Tag(s) : #Justice

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