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Par le biais de l'article  paru du journal l'humanité nous avons traduit la position déplorable de certains pays dans le cadre de la Convention de Rotterdam qui se tenait à Genève.En regard des milliers de victimes dans le monde, il nous a semblé essentiel d'apporter toutes les positions qui s'imposent. Nous allons le faire en trois actes, voici le premier    

 

Commerce et realpolitik contre tragédie des victimes de l’amiante


AMIANTE et COMMERCE MONDIAL, Genève, 7 mai 2013. Les gouvernements de la Russie – premier producteur et exportateur mondial d’amiante – et de l’Inde – premier importateur mondial d’amiante – se sont mis d’accord pour déclarer que l’amiante n’est pas dangereux et que le reste du monde, l’Organisation mondiale de la Santé, l’Union Internationale contre le Cancer et les sociétés savantes de cancérologie et d’épidémiologie se trompent.

Cette description peut sembler grotesque mais n’est hélas pas une fiction, c’est la réalité du déroulement des journées consacrées à l’amiante chrysolite dans la réunion des Parties de la Convention de Rotterdam, placée sous l’égide des Nations-Unies, se déroulant à Genève au centre de conférences CICG.

AMIANTE et TRAGÉDIE HUMAINE. Le même jour l’Association Nationale de Défense des Victimes (ANDEVA, France) organisait, avec L’Associazione Familiari Vittime Amianto (AFEVA, Italie) et la Rotterdam Convention Alliance (ROCA) une manifestation à Genève, Place des Nations, à deux pas du centre de conférences CICG. Une grosse centaine de manifestants français et italiens, auquel s’ étaient joints les représentants internationaux de la société civile (ROCA) et l’association suisse Comité d’aide et d’orientation des victimes de l’amiante (CAOVA).

Une trentaine d’associations du monde entier est représentée par des slogans et images envoyés par courrier. On ignore si les représentants du gouvernement indien on pu observer les photos de victimes indiennes mortes de l’amiante transmises par les associations indiennes. Plusieurs associations de victimes canadiennes ont symboliquement envoyé leurs messages.

Le message est clair. Il demande à tous les pays participant à la Convention de Rotterdam de respecter l’esprit et la lettre de celle-ci en inscrivant sur la liste des produits dangereux le plus grand tueur dans le monde du travail : l’amiante et en particulier la variété chrysotile qui représente 100% de l’amiante actuellement commercialisé et plus de 95% dans l’histoire de ce commerce ayant déjà provoqué plus d’un million de morts.

La Convention de Rotterdam a en effet comme modeste objectif de « protéger la santé des personnes, notamment celle des consommateurs et des travailleurs, ainsi que l’environnement contre les incidences néfastes que peuvent avoir certains produits chimiques et pesticides dangereux faisant l’objet du commerce international ». Le mécanisme prévu est l’inscription sur une liste de produits dangereux pour lesquels une procédure d’information et consentement éclairé sera requise comme préalable à l’importation. Il s’agit « d’encourager le partage des responsabilités, afin de protéger la santé des personnes et l’environnement contre les dommages éventuels

Tag(s) : #L'international

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