Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les cousins du rail !

Après "rouillez, rouillez petites locos" du 16 août dernier, c'est au tour du RER A de ligne parisienne de prendre l'actualité

Information AFP 30 juillet 2015

Toutes les semaines, une rame du RER A emprunte les routes départementales de l'Ile-de-France pour arriver à Torvilliers dans l'Aube sur le site de Veolia où elle est démantelée et surtout désamiantée. Au total ce sont 317 voitures - une rame est composée de trois voitures - qui seront démantelées en quatre ans via ce contrat remporté en 2013 par Veolia et sa filiale Bartin Recycling. Une fois arrivé chez Bartin Recycling, des opérateurs enlèvent les sièges et tout l'habillage intérieur des voitures.

Ensuite c'est l'étape la plus critique qui démarre : celle du désamiantage. Elle se déroule dans un vaste hangar, contenant une salle blanche, hermétiquement fermée et hautement sécurisée avec filtrage de l'air. « Aucun rejet amianté ne peut s'échapper dans l'atmosphère », insiste le directeur de la zone Nord de Bartin Recycling Thierry SEGAL, à l'AFP. A l'intérieur, deux personnes, équipées d'une combinaison en kevlar et d'un masque à oxygène passent la surface des voitures au karcher à très haute pression (2.800 bars). Sous l'action de ce jet d'eau très puissant, la peinture puis, en dessous, l'amiante qui prend la forme d'une fine couche couleur goudron, se décollent progressivement. Aujourd'hui interdite car cancérigène, l'amiante a longtemps été utilisée pour ses propriétés protectrices et retardatrices de feu.

Les déchets amiantés de la salle blanche sont ensuite enfermés dans des casiers étanches et finissent dans des sites de stockages agréés. Le site de Bartin Recycling dans l'Aube emploie une quinzaine de personnes Une fois cette phase terminée, les voitures sont dépecées au chalumeau. Toit, montant, châssis, bogies, des ouvriers coupent et cisaillent le métal en morceaux d'1,5 mètre sur 50 centimètres. Le site emploie une quinzaine de personnes et traite huit voitures par mois. In fine, 97% d'une rame est valorisée: outre le métal, vendu à des aciéristes, Veolia récupère du cuivre, de l'aluminium, un peu de plastique et du verre.

Les cousins du rail !

Véolia reste très discret sur le montant du contrat signé avec la RATP Jaloux de son procédé, le groupe reste discret sur le montant du contrat signé avec la RATP ainsi que sur les quantités de matières récupérées.

Pour Veolia, cette salle blanche pour laquelle le groupe a investi 1 million d'euros est un peu « un site de démonstration », alors que « demain de nouveaux marchés vont s'ouvrir », conclut Thierry SEGAL. La SNCF a d'ailleurs lancé la semaine dernière un appel à la concurrence pour la déconstruction d'une centaine de rames TGV, contenant potentiellement de l'amiante. En France, le secteur compte quelques PME spécialisées comme la Société métallurgique d'Epernay (SME)

Le marché du démantèlement d'installations industrielles (plateformes pétrolières, trains, navires, réacteurs nucléaires. . .) est une priorité de développement de Véolia. Le groupe évalue le potentiel à 5 milliards d'euros d'ici 2020 en Europe.

Nos remarques:

Cette information remet en surface les démarches que nous avions entreprises pour le démantellement des navires Jeanne d'Arc et Colbert de la marine Française dans le port de Bordeaux (voir nos articles sur www.eradication-amiante.com ). Nous nous étions particulièrement insurgé sur le stockage des déchets d'amiante, alors que la torche à plasma de la Sté Inertam à Morcenx permettrait la neutralisation définitive de l'amiante et toutes ses conséquences. 

 

Tag(s) : #à savoir

Partager cet article

Repost 0