Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Faire de l'humour dans la période difficile et compliquée que nous traversons, pourrait être un bol d'air. Mais dans certains cas il 'y a des limites à ne pas franchir !.

Ci-joint un article de Capital.fr

Parce qu'ils craignent de tomber malades un jour, les salariés d'une usine amiantée viennent d'obtenir une indemnité pour «préjudice d'anxiété». Cela va ouvrir des portes aux froussards.

Le clin d'œil de Philippe Eliakim

Une supposition par exemple - on dit ça comme ça, hein, en l'air, parce qu'on sait bien que ce n'est pas votre genre une supposition, donc, que vous commenciez à avoir peur du virus Ebola. Pas une peur panique - il est encore un peu tôt pour cela disons une petite inquiétude, une légère pointe d'anxiété qui vous prendrait là, dans l'estomac, juste au niveau de votre boule au ventre. Et une supposition que cette angoisse diffuse vous empêche de vous endormir sereinement certains soirs et, par voie de conséquence, nuise à l'harmonie de votre couple, vous rende irascible au volant et gêne le bon déroulement de votre carrière. A quelle indemnisation auriez-vous droit ? A aucune ! Vous ne toucheriez rien de la Sécu, rien du gouvernement guinéen, et moins encore de Bercy, les exonérations fiscales pour anxiété diffuse n'ayant jamais été programmées dans le logiciel du ministère. Voilà comment la cinquième puissance économique mondiale traite ses enfants ! Voilà comment la patrie des droits de l'homme considère ses citoyens !

Eh bien, tout cela ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir. Et, pour une fois, ce n'est pas François Hollande qu'il faudra remercier, mais les juges de la cour d'appel de Nancy.

Le 16 octobre dernier, ces robes d'hermine ont en effet ordonné le versement d'une plantureuse indemnité (entre 7.000 et 10.000 euros) aux 150 anciens salariés de l'usine Trailor de Lunéville. Ces travailleurs, pour la plupart quinqua- ou sexagénaires, sont en bonne santé. Mais comme ils ont été turbiner dans des ateliers exposés aux poussières d'amiante, ils craignent de développer un jour un cancer de la plèvre - la maladie peut se déclarer 30, 40 ou 50 ans plus tard. Ils ont donc obtenu réparation pour «préjudice d'anxiété», un nouveau concept juridique adoubé par la Cour de cassation il y a quelques années. C'est une excellente chose pour eux.

Mais c'est aussi une bonne nouvelle pour nous. Car enfin, si le simple fait d'être inquiet donne désormais droit à des indemnités, l'ambiance va vite changer au pays des grognards. Entre ceux qui craignent de perdre leur job, ceux qui tremblent de n'en jamais retrouver, ceux qui s'angoissent pour leurs enfants, ceux qui ont la frousse dans le noir, ceux qui se rongent les sangs pour leur santé et ceux qui guettent anxieusement leur première ride, la queue risque d'être longue au guichet. D'ailleurs, je vous quitte, j'ai peur d'avoir oublié de fermer le gaz. Faut que j'aille toucher mon chèque

.Note de la rédaction : il s'agit d'un "billet d'humour", classé pour cette raison dans la rubrique "Clin d'oeil". S'il prend comme point de départ des faits réels, tout n'est pas à prendre au premier degré...

Notre réaction:

Nous ne sommes pas certains que cet artile fera crouler de rire les victimes et les veuves des victimes de l'amiante.

- Une victime de l'amiante c'est par définition une personne qui a été exposée aux poussières d'amiante, à une dose plus ou moins forte,et  à laquelle ont a volontairement caché le risque

- Les salariés qui ont travaillé dans un site classé à risque amiante, lorsqu'ils ne sont pas malades peuvent (comme les malades) bénéficier d'un départ à la retraite anticipée (ACAATA) allocation de cessation anticipé d'activité des travailleurs de l'amiante. Cela pour la simple raison, qu'ils ont une espérance de vie réduite de 5 à sept ans. C'est cette catégorie d'employés qui peut prétendre au préjudice d'anxiété

- L'humoriste rédacteur de l'article, pourrait aussi s'interroger sur le nombre de prétendants au préjudice d'anxiété qui sont devenus victimes avant que le tribunal des prud'hommes ait traité leur dossier.

Enfin les bénéficiaires du préjudice d'anxiété sont conduits à démontrer leur exposition aux poussières d'amiante. Et si c'était un levier a actoinner vers la prise en compte de la prévention ? Car ne nous y trompons pas, tous ont été exposés dans le cadre de leur activité professionnelle. c'est autrechose que d'oublier déteindre son gaz ce qui ressort d'une autre maladie

Prétendre faire passer des messages par le biais  de l'humour, nécessite une profonde connaissance du sujet, si non ce n'est plus de l'humour c'est de la carcature.

 

 

Tag(s) : #actualité

Partager cet article

Repost 0