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Cancer du poumon : un nouveau diagnostic sanguin précoce présenté par l'Inserm

Une équipe de recherche de l'Inserm vient de montrer que des signes précoces du cancer du poumon seraient détectables avant qu'il ne soit visible par imagerie.

Dans une étude parue ce 31 octobre dans la revue scientifique Plos One, une équipe de recherche de l'Inserm basée à l'Université de Nice révèle qu'il est possible de détecter précocement un cancer du poumon, avant même qu'il ne soit visible par imagerie.

Plusieurs mois voire plusieurs années avant d'être détectable par scanner, le cancer du poumon serait visible grâce à des cellules cancéreuses circulantes, dites « sentinelles », présentes dans le sang. A cause de leur rareté, de leur caractère hétérogène et de leur fragilités, ces cellules étaient jusqu'alors difficiles à extraire sans biais ni perte.

L'équipe a toutefois réussi cette performance, en étudiant un groupe de 245 personnes sans cancer, parmi lesquelles 168 patients étaient à risque de développer un cancer du poumon. Ceux-ci étaient en fait atteints de Bronchopathie Chronique Obstructive (BPCO), une inflammation chronique des bronches, qui touche près de 10% de la population occidentale.

Un cancer précoce invisible par imagerie

Les participants ont subi un test sanguin ainsi que les examens classiques d'imagerie de détection de cancer du poumon.

Grâce à la précision du test sanguin, des cellules cancéreuses circulantes ont été identifiées chez 5 patients, soit 3% de l'échantillon de départ, alors que l'imagerie ne révélait aucune trace de cancer pulmonaire.

Chez ces 5 patients, un nodule cancéreux est devenu détectable 1 à 4 ans après le test sanguin. Opéré immédiatement, cet amas de tissu anormal a ensuite confirmé le diagnostic de cancer du poumon. Mais un an après l'opération, aucun signe de récidive n'était visible, laissant penser que la maladie avant été éradiquée à temps.

Par ailleurs, les patients sans cellules cancéreuses circulantes n'ont pas développé de nodule pulmonaire.

Nos remarques: la science ne cesse de progresser, elle permet des avancées qui peuvent rendre l'espoir aux plus touchés. Ce qui est moins compréhensible, c'est le temps qu'il faut pour la mise en application des découvertes.

Félicitons nous des résultats de cette étude, nous connaissons les dégats occasionnés par le cancer du poumon sur les populations, et les difficultés rencontrées pour le faire reconnaître en maladie professionnelle à la suite d'une exposition à l'amiante.

Cette étude pourrait laisser entendre que dans un temps plus ou moins long, une forme de dépistage pourrait voir aussi le jour, comme c'est le cas pour le cancer du sein ou le cancer colorectal. Ce serait une suite logique, mais en entendant il n'y a qu' 1% des salariés qui pourraient bénéficier du (SPP)) suivi post professionnel amiante qui ont accès au scanner faisant suite à une exposition à l'amiante. Bien souvent c'est par le résultat du scanner dans le cadre du SPP, que les victimes découvrent leur maladie. Alors l'exploitation de cette étude c'est pour quant ? C'est en 1999 que lors de la conférence du consensus que le scanner a été préconisé. Ce n'est qu'en 2011 qu'il est devenu examen de référence. . . 

 

 

Espoir
Tag(s) : #IL FAUT LE SAVOIR

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