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L'entreprise Chloralp Pont-de-Claix, a non seulement bénéficié de la dérogation légale pour l'utilisation d'amiante dans les diaphragmes pour la fabrication du Chlore après l'interdiction (jusqu'à fin 2001), mais elle a acheté juste avant l'expiration du délai ce qu'elle a elle-même appelé un "stock de précaution" de 10 tonnes qu'elle a continué à utiliser jusqu'en 2005 (elle n'a cessé que sur injonction de l'inspection du travail !).

Elle réalisait elle-même ces diaphragmes sur leur site d'utilisation, en préparant une "bouillie d'amiante" (où elle mélangeait la poudre d'amiante, de l'eau et divers composants). Lorsque le diaphragme s'altérait et perdait ses propriétés initiales, elle réinjectait de la boullie d'amiante (cette opération s'appelait une vaccination).

Les témoignages montrent que la réalisation de la bouillie d'amiante comme les "vaccinations" étaient réalisées à des postes de travail non aménagés et dans des conditions qui exposaient les salariés. Il y a des documents accablants de l'inspection du travail et de la médecine du travail.

Il y a plusieurs personnes atteintes de maladies dues à l'amiante dont deux décès : l"un en juillet 2012, l'autre en juin 2011.

L'entreprise a d'abord été inscrite sur les listes ouvrant droit à l'Acaata jusqu'en 2001, puis la période a été élargie jusqu'à 2005.

Nous allons revisIter le décret d'interdiction et les arrêtés sur les dérogations, et voir la suite qui peut être donnée à cette nouvelle affaire, qui démontre une fois encore que les salariés ne son pas la préoccupation première  

 

 

Et oui ça existe encore !
Tag(s) : #justice

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