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Deux gendarmes qui ont participé à des enquêtes judicaires sur l'amiante témoignent, l'un est malade atteint de plaques pleurales, l'autre vie dans la crainte.

Tous deux ont exercé au sein de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (l'Oclaesp).

En 2006, ils ont été envoyés sans aucun masque fouiller dans les archives du plus gros producteur mondial d’amiante, Eternit, dans le cadre de perquisitions de la juge Bertella-Geffroy.

« Les archives se situaient dans un espace confiné, au sous-sol. La pièce était peu éclairée, de la poussière bizarre se dégageait mais nous nous sommes mis au travail. Nous avons déplacé des armoires pour avoir accès aux dossiers. »

En sortant, l’équipe s’interroge sur ce nuage blanchâtre. Le fait qu’Eternit, dans la ligne de mire de la juge acharnée Bertella-Geffroy, ait de nouveau été suffisamment imprudent, dans ses propres murs, pour laisser croupir ses archives sous des cendres toxiques paraît un peu gros" rapportent 'il.

Et pourtant, les analyses d’empoussièrement sont formelles. Les documents sont bien amiantés. Les gendarmes ont donc été exposés chez le numéro un mondial de la production d’amiante. « Les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés », commente Me Ledoux.

« Nous étions les pieds nickelés de la gendarmerie »

« A l’Oclaesp, nous étions les pieds nickelés de la gendarmerie. L’office a été créée en 2004. Nous avons dû attendre dix-huit mois avant d’obtenir des armes et deux ans, un tampon officiel de la gendarmerie nécessaire à nos enquêtes. Alors des équipements de protection individuelle… Je n’en ai jamais vu, si ce n’est à la télé. Un masque filtrant nous aurait pourtant évité d’inhaler cette fibre...  ». . . le groupe « enquête technique amiante » n’a suivi aucune formation sur la poussière toxique.

La hiérarchie est totalement hermétique, totalement indifférente ! L'état major réchigne à fournir les attestations d'exposition, prétestant le peu de temps passé au contact de la poussière d'amiante. Toutefois, la perquisition a été suspendue et une société de désamiantage a été appelée pour décontaminer les documents.

On crois rêver, les victimes plus de 3000 par an non !

 

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